À propos

 La peinture est un saut dans le vide soutenu par une corde de lumière.

Jaime Tafoya

Au commencement fut la lecture.

« Pourquoi ai-je connu Paris ? Parce que j’ai eu la chance de découvrir la ville mythique de Paris dans plusieurs textes littéraires, notamment Rayuela (Marelle) de Julio Cortázar, qui est un roman avec de multiples modes de lecture. Pourquoi ai-je connu Julio Cortázar ? Peut-être parce que j’aimais déjà Paris. La vérité est que, quand je suis arrivé en France en 1989, j’ai eu le sentiment de pénétrer à l’intérieur d’un de ces livres. » J. T.

Installé à Paris depuis lors, l’artiste mexicain Jaime Tafoya conjugue l’amour de l’art et celui de la littérature, la nostalgie de son pays natal et la découverte sans cesse renouvelée de son pays d’accueil.

Nourri de lectures et d’événements historiques, inspiré par les icônes contestataires des années 1960 et 1970, il a suivi une formation variée (architecture, littérature, philosophie, arts graphiques) qui l’a mené vers un seul but : l’expression artistique. Pour le jeune artiste qu’il était alors, il fallait tout refaire. Il était urgent de s’exprimer : mais comment ?

Exposé et reconnu dans sa ville natale de Guadalajara, Jalisco, dès ses débuts, Tafoya a vu ses premiers tableaux couronnés de prix et acquis par des musées. Il a fait partie des tout premiers artistes à être inclus dans la collection permanente du Musée de l’université de Guadalajara MUSA et dans le musée virtuel Museo Claudio Jimenez Vizcarra.

Jaime Tafoya appartient au courant appelé « pintura figurativa » (peinture figurative).  Au chapitre qui lui a été consacré dans l’ouvrage Cuatro siglos de pintura jalisciense de Arturo Camacho Becerra et Ramírez Godoy Guillermo en 1996, on peut lire page 181 :

« Jaime Tafoya a inventé une définition plastique qui lui est propre au sein de la peinture figurative, avec des réminiscences du pop art, sans toutefois en venir à cet extrême conceptuel. Ses thèmes et compositions tendent néanmoins vers le discours graphique, l’annonce publicitaire ou l’affiche. Les scènes se déroulent dans la rue ou des lieux publics tels que les cinémas et les restaurants. Et toujours, comme élément contrastant récurrent, la femme nue. L’environnement visuel est irréel, mais la couleur fine et la perspective attirent le spectateur. »

Jaime Tafoya est membre de l’Association des Artistes à la Bastille, à Paris, au sein de laquelle il expose fréquemment.

Il retourne régulièrement au Mexique, où il présente son travail dans des expositions personnelles et collectives.

En 2013, sa contribution au patrimoine culturel de l’Etat de Jalisco lui a valu la Reconnaissance officielle du Pouvoir Législatif de Jalisco (Reconocimiento del Poder Legislativo del Estado de Jalisco. Sexagésima Legislatura).


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